La météo de ce Week-end s’annonce mitigée. Alors pourquoi ne pas se planifier une petite expo photo ? La capital regorge de Trésors, filez vite les découvrir! Robert Doisneau à l’Hôtel de Ville, Paris

crédits : © Atelier Robert Doisneau

En 1933, Robert Doisneau prend sa première photo dans le quartier des Halles. Amoureux de ce « ventre de Paris », le photographe fixera sur le négatif les évolutions et les nouveautés du quartier.

Parmi les nombreuses photographies que Robert Doisneau a consacrées au quartier des Halles de 1933 à sa mort, 208 tirages, pour la plupart vintages, seront présentés au public. Une salle consacrée aux photographies en couleur des années 1960, permettra de porter un regard nouveau à la fois sur les Halles et sur l’oeuvre du photographe. Pour ceux qui n’ont pas connu « le trou des Halles » ou encore les pavillons Baltard, l’exposition montre la vie, la couleur et le caractère du quartier entre les années 30 et les années 70.   Emilio Morenatti, lauréat du prix Lucas Dolega, dans les locaux de l’UPP

« Displaced in Tunisia » © Emilio Morenatti

Lucas Dolegas, reporter-photographe passionné, réalise ses premiers clichés, fin des années 90. Il n’aura de cesse de raconter l’humain des pays lointains et en conflit telles l’Israël et la Palestine, et de dénoncer l’injustice et le mépris. Il donne voix à ceux qui ne l’ont plus. Le 14 janvier 2011, dans les rues de Tunis, Dolega tombe sous un tir de  gaz lacrymogène. Trois jours plus tard, la Révolution du Jasmin nous enlève à jamais cet humaniste à l’oeil aiguisé. Pour rendre hommage à leur fils, ami, et collègues, les proches du photo-reporter créent une association et un prix  Lucas Dolega qui récompensent le travail d’un photo-reporter qui aura su témoigner de son attachement à la liberté de l’information. Le Prix de l’association sensibilise ainsi sur les conditions souvent difficiles et à risques  que les photographes et journalistes rencontrent pour que la diffusion libre et indépendante continue d’exister. La première édition du prix récompense  Emilio Morenatti pour son reportage « Displaced in Tunisia » réalisé au début du conflit en Libye, montrant les foules de migrants massées à la frontière tunisienne. « Habitué » aux conflits de ce monde pour avoir couvert entre autres l’Afghanistan ou le Pakistan, enlevé à Gaza en 2006, il a été nommé photographe de presse de l’année par l’association Pictures of the Year International. Daphné Anglès, rédactrice photo Europe pour The New York Times, dit du reportage pour lequel il a été primé  » le jury à été impréssioné par le force de ses images, magnifiquement construites, très belles et qui reflètent la compléxité et le tragique de la situation de ces réfugiés et qui saissisent d’un sentiment d’angoisse et de perte et nous renseigne aussi dont la façon dont le drame libyen à directement affécté le pays voisin. Le jury à récompensé un travail qui dépasse aussi le champs du news et de l’action immédiate pour nous donner à la fois un sens du contexte dans lequel se déroulaient les évènements et des arrêts sur images d’individus prient dans le tourmente de la guerre. Le photographe lève le voile sur des histoires individuelles dont la somme est le drame collectif qu’ils ont connus.  » Détails pratiques : Du 2 au 27 février UPP 121, rue Vieille du Temple 75003 Paris Du lundi au vendredi, de 10h à 13h, et de 14h à 18h (c’est l’occasion de prendre un RTT!)   Jean-Paul Goude, une rétrospective

Les Arts Décoratifs présentent la 1ère exposition rétrospective de Jean-Paul Goude à Paris. L’un des plus brillants « faiseurs d’images » de la création contemporaine propose une vision à la fois rétrospective et créative de son œuvre à travers tous les champs d’intervention : de la mode à la photo, de la publicité au spectacle vivant. Artiste-précurseur, manipulateur d’images, tour à tour illustrateur, directeur artistique, photographe, réalisateur, Jean-Paul Goude travaille aussi bien pour la presse, la musique que la publicité. Il est avant tout un créateur qui a su inventer un style, un univers, et peut être même comme l’évoque avec humour le titre de l’exposition, une mythologie personnelle.

Jean-Paul Goude a conçu cette invitation comme une grande installation : c’est tout son parcours depuis plus de 40 ans que retrace l’exposition, mêlant dessins, objets, images photographiées ou filmées, présentés dans un parcours rythmé d’espaces intimes et de séquences plus théâtrales à l’image de ce qu’a pu être le défilé du Bicentenaire de la Révolution Française. Évocation symbolique du Bicentenaire, la locomotive qui ouvrait le défilé de 1989, occupera le centre de la Nef, encadrée d’une galerie de portraits photographiques des différents groupes ethniques qui le composaient. Détails pratiques : Jusqu’au 18 mars 2012 Musée des Arts Décoratifs 107, rue de Rivoli 75001 Paris Du mardi au dimanche, de 11h à 18h Nocturne le jeudi jusqu’à 21h

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